Jeudi 16 novembre 2017

Reconnaissance (1 Thessaloniciens 3,1-13)


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Pour la troisième fois (v. 9), – déjà aux chapitres 1 (v. 2) et 2 (v. 13) – Paul rend grâce pour les Thessaloniciens. Cette action de grâce est même un fil rouge de sa lettre. Et cela n’a rien d’anecdotique. On oublie souvent la force de la reconnaissance. La force de celles et ceux qui sont capables de reconnaître… ce qui se passe de beau et de bon autour d'eux, pour les autres et dans leur vie. Et de le nommer joyeusement devant Dieu pour s’en réjouir. Tout simplement. Ici, il en va de l’Evangile annoncé et vécu. Et ce n’est pas la méthode Coué! Paul ne s'adresse pas à des chrétiens parfaits pour lesquels tout serait facile. Il explique qu’ils se sont montrés exemplaires, à l’image du Christ, «malgré la détresse». Et la suite montrera qu’ils ont encore du chemin à parcourir dans la sanctification! Mais Paul n’hésite pas à se réjouir. Il n’est décidément pas un protestant marqué par un certain calvinisme: ne jamais trop s’enthousiasmer ni exprimer trop de positif ni trop de compliments! La critique, pas toujours constructive (!), a souvent la cote. Alors, si nous nous appliquions à repérer tout ce qui se passe de beau et de bon, non seulement dans notre vie, mais dans nos Eglises, malgré et avec leurs manques et leurs difficultés! Et à porter tout cela dans la louange devant Dieu! Ne serait-ce pas une force?

Christophe Reymond

Prière: Seigneur, donne-nous de retrouver et de cultiver dans notre vie et dans nos Eglises une lucidité positive, bienveillante et reconnaissante.  

Référence biblique : 1 Thessaloniciens 3, 1 - 13

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