Jeudi 20 septembre 2018

Naître et après ? (Ecclésiaste 7,1-14)


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Mieux vaut mourir que naître ? Aller à la maison du deuil plutôt qu’à celle du banquet ? Quelle horreur ! Nous sommes des êtres de vie, faits pour la vie, une vie de plénitude. En tout cas, c’est la promesse centrale des évangiles, celle du règne de Dieu. Et pourtant, même si nous en connaissons la date, et que les circonstances nous ont été racontées, nous ne nous souvenons pas du moment de notre naissance. Elle fait partie de notre passé, de ces myriades de secondes vécues, inscrites en nous, et pourtant ignorées ou oubliées. A l’autre extrémité de notre vie, une échéance reste voilée et à venir. Entre les deux, un temps à parcourir, auquel nous pouvons nous, les vivants, appliquer tout notre cœur. Lorsque nous sommes heureux, la sagesse nous tente moins et lorsque nous vivons l’épreuve, elle n’est pas facile à appliquer. Etre sage, ce n’est pas tant réfléchir à ce que nous vivons, ou en prendre notre parti, que de le vivre, pleinement. Au jour du bonheur, sois heureux et au jour du malheur regarde. Etre vivant, au cœur de notre finitude, c’est tendre à savourer la douceur du moment présent lorsqu’il se présente, plutôt qu’à pleurer un passé qui ne reviendra pas. Habiter la maison du deuil, ce n’est ni se complaire dans l’idée de la fin, ni s’y enfermer, mais faire de chacune de nos journées une vie entière.

Ariane Baehni

Prière: Une journée pour toi, Seigneur, un moment de notre vie qui est nous est donné, unique et précieux. Habite-le de ta présence.  

Référence biblique : Ecclésiaste 7, 1 - 14

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